Descriptif du lot
Cette feuille est préparatoire à l'une des soixante-quatre aquarelles illustrant les Fables de Jean de La Fontaine, réalisées à la demande d’Antony Roux (1833-1913), l’un des principaux collectionneurs de l’artiste. La présente étude et l’aquarelle correspondante (collection particulière ; Paris, musée Gustave Moreau, Les Fables de La Fontaine et Gustave Moreau, catalogue par M.-C. Forest, 2021, n°118 ; Mathieu, op. cit., 1998, p. 353, n°247) est tiré de Jupiter et les Tonnerres, fable mettant en scène la décision du roi des dieux, lassé des hommes, de les détruire, avant d’y renoncer par bonté : 'Le tonnerre, ayant pour guide / Le père même de ceux / Qu'il menaçait de ses feux, / Se contenta de leur crainte ; / Il n'embrasa que l'enceinte / D'un désert inhabité : / Tout père frappe à côté' (J. de La Fontaine, 'Jupiter et les Tonnerres', Fables de la Fontaine, L. VIII, 20, Paris, 1678, pp. 114-116).
Dans une lettre adressée à Roux, l’artiste écrit à propos de cette fable : 'C'est un sujet bien difficile pour ne pas dire impossible à traiter. Il faudrait donc trouver une forme pittoresque pour cela j'y songerai et dans peu de jours je vous dirai ce à quoi je me suis arrêté' (lettre de Gustave Moreau à Antony Roux, Archives du musée Gustave Moreau, citée dans M-.C Forest, op. cit., 2021, p. 152, note 5). Les figures qu’il met en scène évoquent plusieurs moments de la narration tout en faisant référence à l’art italien. Ainsi, Moreau prend comme modèle La Vision d'Ézéchiel de Raphaël (Galleria Palatina, Palais Pitti, Florence, inv. 1912.174) pour la représentation du dieu, la pose de Mercure s'envolant évoque la statue du dieu en bronze de Jean de Bologne (musée du Bargello, Florence, inv. 449), tandis qu’Alecto, par sa chevelure et son regard, pourrait faire écho à la Méduse du Caravage (gallerie des Offices, Florence, inv. 1890, 1351).
D'autres dessins préparatoires pour l'aquarelle, moins finis et dont un mis au carreau, sont conservés au musée Gustave Moreau (inv. Des 973 ; Des. 2736 ; Des.8164-8166 ; Des. 8171 ; M-.C Forest, op. cit., pp. 259-260).
Dans une lettre adressée à Roux, l’artiste écrit à propos de cette fable : 'C'est un sujet bien difficile pour ne pas dire impossible à traiter. Il faudrait donc trouver une forme pittoresque pour cela j'y songerai et dans peu de jours je vous dirai ce à quoi je me suis arrêté' (lettre de Gustave Moreau à Antony Roux, Archives du musée Gustave Moreau, citée dans M-.C Forest, op. cit., 2021, p. 152, note 5). Les figures qu’il met en scène évoquent plusieurs moments de la narration tout en faisant référence à l’art italien. Ainsi, Moreau prend comme modèle La Vision d'Ézéchiel de Raphaël (Galleria Palatina, Palais Pitti, Florence, inv. 1912.174) pour la représentation du dieu, la pose de Mercure s'envolant évoque la statue du dieu en bronze de Jean de Bologne (musée du Bargello, Florence, inv. 449), tandis qu’Alecto, par sa chevelure et son regard, pourrait faire écho à la Méduse du Caravage (gallerie des Offices, Florence, inv. 1890, 1351).
D'autres dessins préparatoires pour l'aquarelle, moins finis et dont un mis au carreau, sont conservés au musée Gustave Moreau (inv. Des 973 ; Des. 2736 ; Des.8164-8166 ; Des. 8171 ; M-.C Forest, op. cit., pp. 259-260).
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