VICOMTESSE IPHIGÉNIE DECAUX, NÉE MILET DE MUREAU (TOULON 1780-1862 SAINT-GERMAIN-EN-LAYE)
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VICOMTESSE IPHIGÉNIE DECAUX, NÉE MILET DE MUREAU (TOULON 1780-1862 SAINT-GERMAIN-EN-LAYE)
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VICOMTESSE IPHIGÉNIE DECAUX, NÉE MILET DE MUREAU (TOULON 1780-1862 SAINT-GERMAIN-EN-LAYE)

Bouquet de roses dans un vase sur un entablement en marbre

Details
VICOMTESSE IPHIGÉNIE DECAUX, NÉE MILET DE MUREAU (TOULON 1780-1862 SAINT-GERMAIN-EN-LAYE)
Bouquet de roses dans un vase sur un entablement en marbre
signé et daté 'Iphig.ie Milet / an. 6.' (en bas, à droite, sur l'entablement)
huile sur panneau
46,5 x 37,5 cm (18 ¼ x 14 ¾ in.)
来源
Vente anonyme, hôtel Drouot, Paris, 05 avril 1996, (Mes Libert et Castor), lot 13.
Vente anonyme, Sotheby's, New York, 10 novembre 1998, lot 102.
Vente anonyme, Christie's, Londres, 16 avril 1999, lot 81.
Vente anonyme, Koller, Zurich, 22 mars 2013, lot 3048.
Collection particulière, Allemagne.
Literature
[Probablement] Explication des ouvrages de peinture et dessins, sculpture, architecture et gravure, Exposés au Musée central des Arts, d'après l'arrêté du Ministre de l'Intérieur, le Ier Thermidor, an VI de la République Française, Paris, 1798, p. 52, n° 307.
Exhibited
[Probablement] Paris, Salon, 1798, n° 307.
Further details
VICOUNTESS IPHIGÉNIE DECAUX, NÉE MILET DE MUREAU (1780-1862), A BOUQUET OF ROSES IN A VASE ON A MARBLE LEDGE, OIL ON PANEL, SIGNED AND DATED

A pupil of Frans van Dael (1764-1840), Iphigénie Decaux, née Milet de Mureau (1778-1862), belonged to the generation of women painters whose work was also promoted by the artist Pierre-Joseph Redouté (1759-1840). Ernestine Panckoucke (1784-1860), Henriette Vincent (1786-1834) and Olympe Arson (1814-1901), like Iphigénie Decaux, were among those women artists who embraced a genre considered marginal and “effeminate” at the end of the eighteenth century, helping to enhance its status (see S. Sofio, “Petite histoire de la féminisation de la peinture de fleurs”, in Le Pouvoir des fleurs, [exh. cat.], Paris, 2017, p. 126).

Divided between scientific botanical illustration and decorative art, flower painting as a genre gradually gained recognition during this period. The appointment of the flower painter Gérard van Spaendonck (1746-1822) to the Institut (the new name for the Académie royale) in 1795, and the increasing presence of flower paintings at the Salon, testify to this change in attitudes at the turn of the century. Decaux regularly exhibited at the Salon between 1798 and 1812, demonstrating her determination to establish her art on a serious footing among her peers. As the State purchased relatively few flower paintings at the Salon, and flower painters could earn a better living by producing decorative designs for the luxury industries, her participation is testament to her ambition.

Coming from a prosperous background, however, she was able, unlike some of her female contemporaries, to devote herself fully to sophisticated paintings and to limit her output to a small number of highly accomplished works. Decaux’s paintings are consequently relatively rare. Refined in execution, they reveal the lessons of her illustrious teacher while demonstrating her virtuosity in rendering her sumptuous roses, which feature frequently in her work. One variety of rose, the “Vicomtesse”, with its large, heavy petals, was moreover reportedly named after Iphigénie’s paintings.

Présenté par

Olivia Ghosh
Olivia Ghosh Head of Department - Paris

Descriptif du lot

Elève de Frans van Dael (1764-1840) Iphigénie Decaux, née Milet de Mureau (1778-1862) rejoint cette génération de femmes peintres que l’artiste Redouté (1759-1840) avait également contribué à promouvoir. Ernestine Panckoucke (1784-1860), Henriette Vincent (1786-1834), Olympe Arson (1814-1901) font partie, comme Iphigénie Decaux, de ces femmes artistes qui ont embrassé ce genre considéré comme marginal et « efféminé » à la fin du XVIIIe siècle, pour en rehausser son image (voir, S. Sofio, "Petite histoire de la féminisation de la peinture de fleurs", in Le Pouvoir des fleurs, [cat. exp.], Paris, 2017, p. 126).

Divisée entre peinture scientifique de botanique ou genre décoratif, la peinture de fleurs en tant que tel gagna progressivement ses lettres de noblesse au cours de cette période. La nomination du peintre de fleurs, van Spaendonck (1746-1822) à l’Institut (nouveau nom de l’Académie royale) en 1795 ou la présence accrue de peintures de fleurs au Salon témoignent de ce changement de mentalité au tournant du siècle. Decaux exposa ainsi régulièrement au Salon entre 1798 et 1812, preuve d’une volonté d’inscrire son Art avec sérieux parmi ses pairs. L’Etat n’achetant que peu au Salon de peintures de fleurs et les peintres de fleurs gagnant mieux leur vie en produisant des décors pour l’industrie du luxe, sa présence témoigne de son ambition.

Provenant d’un milieu aisé, elle pouvait cependant se permettre à la différence de certaines de ses consœurs de s’engager pleinement dans des peintures sophistiquées pour réserver sa production à quelques peintures très abouties. Ainsi sont assez rares les peintures de Decaux. Raffinées, elles révèlent les leçons de son illustre professeur tout en montrant sa virtuosité à retranscrire ses roses chargées, fréquentes dans sa production. Une variété de roses, « la vicomtesse » aux lourds et larges pétales serait d’ailleurs nommée d’après les peintures d’Iphigénie.

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