拍品专文
Le thème des bains est inhérent aux peintures de l’Ecole de Fontainebleau. Il est notamment lié à une intimité mise en scène par les nombreuses peintures de femmes au bain au sous-texte sexuel et politique comme les portraits des maîtresses de rois de France, à demi plongées dans de larges baignoires (France, XVIe siècle, Gabrielle d'Estrées et une de ses sœurs, Paris, musée du Louvre). L’eau, symbole de fécondité, est également associée à la Renaissance à une préservation de la fertilité et ainsi de la jeunesse. Les déesses d’eau, comme Thétys, engendrent les nymphes, jeunes femmes vigoureuses chargées de la protection de certaines divinités et de l’éducation des héros. Notre composition se situe à la croisée de ces thématiques en mêlant des éléments contemporains aux représentations antiquisantes de nymphes au bain. Le peintre glisse les faïences thermiques utilisées au XVIe siècle pour chauffer une pièce de bain, ornée de fenêtres aux verres soufflés dits « à boudines » et parfaitement modernes pour l’époque. Les baigneuses, elles, s’inspirent des représentations antiques de Vénus pudiques ou femmes au bain aux poses inspirées de la statuaire.
La composition globale de notre peinture dérive, elle, d’un dessin conservé au musée du Louvre, autrefois donné au Primatice (1504-1570) , après avoir été donné à Rottenhammer (1564-1625) par Dezallier d’Argenville (1680-1765). Aujourd’hui classé comme Ecole de Fontainebleau par le musée du Louvre, une récente hypothèse suggère qu’il puisse être l’œuvre d’un artiste de l’Ecole pragoise (voir M. Bimbenet-Privat, Le bain et le miroir, Ecouen, 2009, p. 274). Ces alternances d’attribution rappellent la grande diversité des artistes attirés par la cour de Fontainebleau et provenant de toute l’Europe pour donner ce style maniériste si singulier et source d’inspiration pérenne sur l’ensemble du continent. Un cuivre de Jan Brueghel l'Ancien (1568-1625) et van Balen (1575-1632) reprend par exemple les figures centrales de notre composition dans un paysage (voir vente anonyme, New York, Sotheby’s, 22 janvier 2004, lot 29) et plus récemment, un panneau attribué à l’atelier de Jacob de Backer (1555-1585) passé en vente en Autriche reprend les figures féminines de notre composition dans un paysage agrémenté d’éléments de nature morte dans une veine plus brueghelienne (vente anonyme, Dorotheum, Vienne, 3 mai 2023,lot 20).
La composition globale de notre peinture dérive, elle, d’un dessin conservé au musée du Louvre, autrefois donné au Primatice (1504-1570) , après avoir été donné à Rottenhammer (1564-1625) par Dezallier d’Argenville (1680-1765). Aujourd’hui classé comme Ecole de Fontainebleau par le musée du Louvre, une récente hypothèse suggère qu’il puisse être l’œuvre d’un artiste de l’Ecole pragoise (voir M. Bimbenet-Privat, Le bain et le miroir, Ecouen, 2009, p. 274). Ces alternances d’attribution rappellent la grande diversité des artistes attirés par la cour de Fontainebleau et provenant de toute l’Europe pour donner ce style maniériste si singulier et source d’inspiration pérenne sur l’ensemble du continent. Un cuivre de Jan Brueghel l'Ancien (1568-1625) et van Balen (1575-1632) reprend par exemple les figures centrales de notre composition dans un paysage (voir vente anonyme, New York, Sotheby’s, 22 janvier 2004, lot 29) et plus récemment, un panneau attribué à l’atelier de Jacob de Backer (1555-1585) passé en vente en Autriche reprend les figures féminines de notre composition dans un paysage agrémenté d’éléments de nature morte dans une veine plus brueghelienne (vente anonyme, Dorotheum, Vienne, 3 mai 2023,lot 20).
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