拍品专文
Cette Oeuvre de charité fait partie des douze tableaux exposés par Nicolas-Antoine Taunay (1755-1830) lors du Salon de 1814 au Musée Royal des Arts à l’issue duquel Vivant Denon (1747-1825) lui annonce l’acquisition de cette composition par Charles-Ferdinand de Bourbon, duc de Berry (1778-1820) pour 1 500 F. Elle intègre alors sa prestigieuse collection puis celle de son épouse, Maria Carolina Ferdinanda Luisa de Bourbon, duchesse de Berry (1798-1870), dont nous retrouvons la marque de collection au revers (fig. 1). Cette dernière en disposera jusqu’à la vente d’une partie de ses collections du palais Vendramini à Venise, où elle résidait depuis 1844 avec son second époux, Hector Lucchesi-Palli (1806-1864).
Taunay s’illustre tout au long de sa carrière par l’éclectisme des thèmes qu’il aborde. Peintre de paysages, de batailles, de portraits ou de genre, les critiques peinent à le classer dans l’une des ces catégories ce qui lui vaut les qualificatifs, parfois peu flatteurs, de « Poussin des petits tableaux » ou encore de « La Fontaine de la peinture ». Il effectue un voyage de cinq ans au Brésil de 1816 à 1821, au cours duquel il multiplie les études de paysages. Quelques décennies après sa mort, ce sont ces dernières qui participent à le faire connaître auprès des collectionneurs brésiliens. Djalma da Fonseca Hermes (1884-1978) en fait partie : toute sa vie durant, cet esthète rassemble peintures et objets d’art en lien avec l’histoire de son pays à l’image de cinq vues du Brésil du peintre néerlandais Frans Post (1612-1680) , aujourd’hui au musée des Beaux-Arts de Rio de Janeiro.
C’est probablement le premier séjour de Taunay en Italie de 1784 à 1787 qui donne à sa palette les tons chauds et vibrants de notre composition. La douce lumière italienne y est savamment exploitée et donne du relief à la scène : le peintre place dans l’ombre la foule de personnages mais laisse les lueurs du soleil se réfléchir sur l’architecture en arrière-plan. Taunay n’oublie jamais la nécessité de conférer une valeur morale à ses œuvres. Dans Œuvre de charité, il met en scène des Chartreux faisant l’aumône près du baptistère de Saint-Jean-de-Latran où familles et vieillards sont rassemblés pour recueillir quelques denrées. Au bas des marches, un jeune homme paraît presque se recueillir devant son bol de soupe fumant, à l’écart de l’agitation. Le décor est mis au service du propos de l'artiste qui ne craint pas de modifier la précision topographique des lieux puisqu’il inverse ici la vue de la basilique.
Taunay s’illustre tout au long de sa carrière par l’éclectisme des thèmes qu’il aborde. Peintre de paysages, de batailles, de portraits ou de genre, les critiques peinent à le classer dans l’une des ces catégories ce qui lui vaut les qualificatifs, parfois peu flatteurs, de « Poussin des petits tableaux » ou encore de « La Fontaine de la peinture ». Il effectue un voyage de cinq ans au Brésil de 1816 à 1821, au cours duquel il multiplie les études de paysages. Quelques décennies après sa mort, ce sont ces dernières qui participent à le faire connaître auprès des collectionneurs brésiliens. Djalma da Fonseca Hermes (1884-1978) en fait partie : toute sa vie durant, cet esthète rassemble peintures et objets d’art en lien avec l’histoire de son pays à l’image de cinq vues du Brésil du peintre néerlandais Frans Post (1612-1680) , aujourd’hui au musée des Beaux-Arts de Rio de Janeiro.
C’est probablement le premier séjour de Taunay en Italie de 1784 à 1787 qui donne à sa palette les tons chauds et vibrants de notre composition. La douce lumière italienne y est savamment exploitée et donne du relief à la scène : le peintre place dans l’ombre la foule de personnages mais laisse les lueurs du soleil se réfléchir sur l’architecture en arrière-plan. Taunay n’oublie jamais la nécessité de conférer une valeur morale à ses œuvres. Dans Œuvre de charité, il met en scène des Chartreux faisant l’aumône près du baptistère de Saint-Jean-de-Latran où familles et vieillards sont rassemblés pour recueillir quelques denrées. Au bas des marches, un jeune homme paraît presque se recueillir devant son bol de soupe fumant, à l’écart de l’agitation. Le décor est mis au service du propos de l'artiste qui ne craint pas de modifier la précision topographique des lieux puisqu’il inverse ici la vue de la basilique.
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