Descriptif du lot
Le peintre Duvivier (1735-1814) a eu comme premier professeur Chardin (1699-1779). Son père, également artiste académicien était le voisin du brillant peintre de nature morte dans les appartements du Louvre réservés aux artistes du Roi. Duvivier bénéficia de la meilleure initiation possible pour embrasser une carrière dans ce genre pictural. On constate le tribut qu’il doit à ce grand peintre avec son utilisation délicate des blancs nuancés sur ces fonds de camaïeux sombres.
A l’instar de son illustre prédécesseur, Duvivier ne dissimule pas un esprit volontiers piquant dans ses natures mortes. Il montre l’envers du métier avec ses plâtres d’études aux coutures de moulages visibles et destinés à l’apprentissage. Les croquis qu’il tire de ces plâtres semblent des exercices fastidieux et finissent froissés au milieu d’autres éléments de sa composition. Il glisse également dans son tableau les figures imposées d’un aspirant artiste avec L’Ecorché dit « au bras levé » d’après Houdon (1741-1828) (fig. 1), ou ce torse de Vénus antique fréquemment copié par les artistes, notamment par van Gogh (1853-1890) vers 1886 (van Gogh, Torse de Vénus, Van Gogh Museum, Amsterdam, inv. F0216b) ou encore ce cortège dionisyaque sur le moulage d'un lécythe aux ménades et satyres, probablement du IVe siècle.
Le peintre ironise sur la réception future de ses peintures avec le livre posé en bas à gauche, Gilles et Arlequin au muséum. Ce vaudeville satirique paru en 1802 s’amusait à comparer les visiteurs des précieux Salons de peintures aux spectateurs de théâtre, Arlequin et Gilles étant des personnages de la Comedia dell’ Arte. Le public du Salon semblait au tournant du XIXe siècle, en effet plus soucieux de se montrer et faire des mondanités qu’apprécier la peinture présentée une fois par an. Les exercices à répétition du peintre devant ses éternels antiques amusent donc Duvivier qui s’entraîne inlassablement à peindre, pour ne pas forcément être véritablement regardé aux expositions…
Nous remercions Alexia Seguin, chargée de collections du musée des Moulages de l'Université Montpellier Paul-Valéry pour les informations contenues dans cette notice.
A l’instar de son illustre prédécesseur, Duvivier ne dissimule pas un esprit volontiers piquant dans ses natures mortes. Il montre l’envers du métier avec ses plâtres d’études aux coutures de moulages visibles et destinés à l’apprentissage. Les croquis qu’il tire de ces plâtres semblent des exercices fastidieux et finissent froissés au milieu d’autres éléments de sa composition. Il glisse également dans son tableau les figures imposées d’un aspirant artiste avec L’Ecorché dit « au bras levé » d’après Houdon (1741-1828) (fig. 1), ou ce torse de Vénus antique fréquemment copié par les artistes, notamment par van Gogh (1853-1890) vers 1886 (van Gogh, Torse de Vénus, Van Gogh Museum, Amsterdam, inv. F0216b) ou encore ce cortège dionisyaque sur le moulage d'un lécythe aux ménades et satyres, probablement du IVe siècle.
Le peintre ironise sur la réception future de ses peintures avec le livre posé en bas à gauche, Gilles et Arlequin au muséum. Ce vaudeville satirique paru en 1802 s’amusait à comparer les visiteurs des précieux Salons de peintures aux spectateurs de théâtre, Arlequin et Gilles étant des personnages de la Comedia dell’ Arte. Le public du Salon semblait au tournant du XIXe siècle, en effet plus soucieux de se montrer et faire des mondanités qu’apprécier la peinture présentée une fois par an. Les exercices à répétition du peintre devant ses éternels antiques amusent donc Duvivier qui s’entraîne inlassablement à peindre, pour ne pas forcément être véritablement regardé aux expositions…
Nous remercions Alexia Seguin, chargée de collections du musée des Moulages de l'Université Montpellier Paul-Valéry pour les informations contenues dans cette notice.
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