THOMAS-GERMAIN-JOSEPH DUVIVIER (PARIS 1735–1814)
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THOMAS-GERMAIN-JOSEPH DUVIVIER (PARIS 1735–1814)

Nature morte aux sculptures et à la palette

Details
THOMAS-GERMAIN-JOSEPH DUVIVIER (PARIS 1735–1814)
Nature morte aux sculptures et à la palette
huile sur toile, sans cadre
50,5 x 40,5 cm (19 7⁄8 x 16 in.)
来源
Collection particulière, Paris.
Further details
THOMAS-GERMAIN-JOSEPH DUVIVIER (1735-1814), STILL LIFE WITH SCULPTURE AND AN ARTIST'S PALETTE, OIL ON CANVAS, UNFRAMED

Duvivier (1735-1814) was taught the art of still-life by Chardin (1699-1779). His father, himself an academician, was the neighbour of the brilliant still life painter in the Louvre apartments reserved for the artistes du roi. Duvivier thus benefited from the finest possible initiation into this pictorial genre. The influence on the the great painter is evident in his pupil's delicate use of nuanced whites against dark monochrome backgrounds.

Like his illustrious predecessor, Duvivier did not attempt to use his works symbolically. Instead, He showed the behind-the-scenes of his craft with his plaster study casts, their mould-seams still visible, destined for use in teaching. The sketches drawn these casts seem like laborious exercises and end up crumpled amid the other elements of his composition. He included the set pieces required of an aspiring artist, with the Écorché known as "with raised arm" after Houdon (1741-1828) (fig. 1), or the antique torso of Venus, frequently copied by artists, notably van Gogh (1853-1890) around 1886 (Vincent van Gogh, Torso of Venus, Van Gogh Museum, Amsterdam, inv. F0216b), and a Dionysian procession of maenads and satyrs shown on the cast of a lekythos, probably from the 4th century. He was evidently tickled at the thought of the future reception of his paintings, placing at the lower left, Gilles et Arlequin au muséum. This satirical vaudeville, published in 1802, amused itself by comparing visitors to the prestigious Salon exhibitions to theatre audiences, Arlequin and Gilles being characters from the Commedia dell'Arte.

We would like to thank Alexia Seguin, chargée de collections du musée des Moulages from the Université Montpellier Paul-Valéry for her help with this catalogue entry.

Présenté par

Olivia Ghosh
Olivia Ghosh Head of Department - Paris

Descriptif du lot

Le peintre Duvivier (1735-1814) a eu comme premier professeur Chardin (1699-1779). Son père, également artiste académicien était le voisin du brillant peintre de nature morte dans les appartements du Louvre réservés aux artistes du Roi. Duvivier bénéficia de la meilleure initiation possible pour embrasser une carrière dans ce genre pictural. On constate le tribut qu’il doit à ce grand peintre avec son utilisation délicate des blancs nuancés sur ces fonds de camaïeux sombres.
A l’instar de son illustre prédécesseur, Duvivier ne dissimule pas un esprit volontiers piquant dans ses natures mortes. Il montre l’envers du métier avec ses plâtres d’études aux coutures de moulages visibles et destinés à l’apprentissage. Les croquis qu’il tire de ces plâtres semblent des exercices fastidieux et finissent froissés au milieu d’autres éléments de sa composition. Il glisse également dans son tableau les figures imposées d’un aspirant artiste avec L’Ecorché dit « au bras levé » d’après Houdon (1741-1828) (fig. 1), ou ce torse de Vénus antique fréquemment copié par les artistes, notamment par van Gogh (1853-1890) vers 1886 (van Gogh, Torse de Vénus, Van Gogh Museum, Amsterdam, inv. F0216b) ou encore ce cortège dionisyaque sur le moulage d'un lécythe aux ménades et satyres, probablement du IVe siècle.
Le peintre ironise sur la réception future de ses peintures avec le livre posé en bas à gauche, Gilles et Arlequin au muséum. Ce vaudeville satirique paru en 1802 s’amusait à comparer les visiteurs des précieux Salons de peintures aux spectateurs de théâtre, Arlequin et Gilles étant des personnages de la Comedia dell’ Arte. Le public du Salon semblait au tournant du XIXe siècle, en effet plus soucieux de se montrer et faire des mondanités qu’apprécier la peinture présentée une fois par an. Les exercices à répétition du peintre devant ses éternels antiques amusent donc Duvivier qui s’entraîne inlassablement à peindre, pour ne pas forcément être véritablement regardé aux expositions…

Nous remercions Alexia Seguin, chargée de collections du musée des Moulages de l'Université Montpellier Paul-Valéry pour les informations contenues dans cette notice.

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