拍品专文
Lorsque Gérôme (1824-1904) découvre les grands bains de Bursa en Turquie au cours de l’année 1879, le choc esthétique est immense sur le peintre français. L’artiste était par sa culture académique fasciné par le corps humain, l’étude anatomique et des carnations. Se retrouver face à ces bassins accueillant des corps nus, libres et dans un naturel éloigné des poses systématiques des leçons de peinture, inspira son œuvre durablement.
Au Salon de 1885, il livre la vue la plus aboutie de ces bains orientaux avec La grande Piscine à Brousse, (fig. 1, collection particulière) qui marquera les visiteurs en même temps que toute une génération de peintres orientalistes. S’en suivront alors plusieurs peintures de petits formats réalisées dans les décennies 1880 et 1890. La sensualité spontanée de ces scènes plaisait assurément aux collectionneurs occidentaux, peu habitués à ce rapport à la nudité en même temps qu’elles offraient un vrai récit des mœurs de la péninsule lointaine. L’aspect naturaliste des éléments observés sur place comme le plateau rempli d’un onguent pour la peau, la verseuse pour rafraîchir l’eau chaude du bassin, contribuaient à offrir des peintures extrêmement désirables en même temps qu’un sentiment d’observateur privilégié. L’attention spécifique portée aux carreaux vernissés dont on sait que Gérôme rapporta différents échantillons à Paris pour en tapisser son atelier, contribue à donner un aspect de véracité à cette belle composition.
Cette oeuvre sera incluse dans le catalogue raisonné mis à jour du peintre actuellement en préparation par Dr. Emily Weeks.
Au Salon de 1885, il livre la vue la plus aboutie de ces bains orientaux avec La grande Piscine à Brousse, (fig. 1, collection particulière) qui marquera les visiteurs en même temps que toute une génération de peintres orientalistes. S’en suivront alors plusieurs peintures de petits formats réalisées dans les décennies 1880 et 1890. La sensualité spontanée de ces scènes plaisait assurément aux collectionneurs occidentaux, peu habitués à ce rapport à la nudité en même temps qu’elles offraient un vrai récit des mœurs de la péninsule lointaine. L’aspect naturaliste des éléments observés sur place comme le plateau rempli d’un onguent pour la peau, la verseuse pour rafraîchir l’eau chaude du bassin, contribuaient à offrir des peintures extrêmement désirables en même temps qu’un sentiment d’observateur privilégié. L’attention spécifique portée aux carreaux vernissés dont on sait que Gérôme rapporta différents échantillons à Paris pour en tapisser son atelier, contribue à donner un aspect de véracité à cette belle composition.
Cette oeuvre sera incluse dans le catalogue raisonné mis à jour du peintre actuellement en préparation par Dr. Emily Weeks.
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